L’approche de réduction des méfaits vise à diminuer les conséquences négatives que pourrait avoir une ou des situations en trouvant et en mettant en place des solutions concrètes. De plus, elle vise la sécurité de la personne en question et de son entourage.

 

Voici un petit exemple concret d’une intervention en réduction des méfaits:

Mathieu dit à son intervenant qu’il y aura un « party » en fin de semaine chez son meilleur ami. Il dit que tous les élèves de l’école sont au courant et qu’il y aura probablement beaucoup de monde.

Questionnements à avoir :

  • Va-t-il y avoir des adultes responsables au party?
  • Est-ce que les parents sont avisés et iront-ils chercher leur(s) enfant(s) à la fin de la soirée?
  • Où se situe la demeure? Près d’une route? Au bord d’une rivière? Est-ce sécuritaire? 

Mathieu dit qu’il pense consommer de la drogue et de l’alcool.

Questionnements à avoir :

  • Quel(s) drogue(s) a-t-il l’intention de consommer?
  • Connaît-il les effets de cette ou ces drogues? (à élaborer)
  • Connaît-il l’importance de ne pas mélanger les produits et les conséquences qui peuvent s’en suivre?

De plus, il dit que ses parents s’inquiètent pour lui depuis quelques temps. Ses présences à l’école sont de moins en moins fréquentes et ses notes sont affectées.

Questionnements à avoir :

  • À quel(s) sujet(s) s’inquiètent ses parents?
  • Qu’est-ce que Mathieu pourrait faire pour diminuer l’inquiétude de ses parents et éviter les conflits?
  • Pour ce qui de l’école, qu’est-ce que Mathieu pourrait mettre en place pour que sa situation scolaire ne dégénère pas?

 

 

NB. Cette technique d’intervention ne se travaille pas uniquement avec la problématique de toxicomanie. Elle peut être utilisée dans plusieurs situations (dépendance affective, jeux pathologique, cigarette, etc.).