Le communautaire à boutte! : Grève du milieu communautaire. Veuillez prendre notre que nos services jeunesses (primaire,secondaire) seront suspendus pour la période du 23 mars au 2 avril 2026. 

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« Le communautaire à boutte ! » : La Relance et Action Toxicomanie s’unissent pour la prévention

Mauricie et Centre-du-Québec, 24 mars 2026 – Du 23 mars au 2 avril prochain, La Relance Nicolet-Bécancour et Action Toxicomanie franchissent une nouvelle étape de leur mobilisation en s’engageant dans la Phase 2 du mouvement national. Pour cette séquence de représentation accrue, les organismes agiront en synergie, affirmant l’importance de sécuriser les investissements dédiés aux programmes de prévention des dépendances.

Nos revendications : Pour la survie de l’expertise en prévention des dépendances

Pour assurer cette pérennité, le front commun articule ses demandes autour de trois piliers essentiels :

  1. Un financement de base stable et prévisible

Nous demandons que les subventions récurrentes (PSOC) soient augmentées et indexées selon la réalité du milieu.

  • Intégration des fonds : Mettre fin à la gestion précaire « par projet ».
  • Indexation réelle : Ajuster les budgets en fonction de l’augmentation de la population et de l’inflation.
  • Reconnaissance de la ruralité : Inclure une prime spécifique pour couvrir les frais de déplacement, essentiels pour desservir notre territoire sans couper dans les services directs.
  1. Valorisation de l’expertise spécialisée

Le milieu communautaire est un partenaire stratégique du réseau de la santé et de l’éducation, et non un simple substitut.

  • Autonomie et mission : Alléger les exigences administratives qui nous éloignent de notre mission terrain et de nos valeurs.
  • Protection de l’expertise : Actuellement, 75 % de nos services sont en danger. Nous devons stabiliser les postes pour conserver nos intervenants d’expérience et éviter l’épuisement professionnel.
  1. Un investissement préventif et rentable

L’investissement demandé est minime en comparaison de son impact social. « Notre travail est essentiel pour la Mauricie et le Centre-du-Québec, mais il est de plus en plus sollicité et de moins en moins financé. Avec seulement 25 % de nos financements qui sont récurrents, notre expertise est constamment menacée. Sans une correction majeure, c’est l’existence même de nos programmes qui contribuent à la réussite scolaire et au développement du plein potentiel des jeunes qui sont compromise. », ont déclaré Annie Gauthier, Directrice générale de La Relance Nicolet-Bécancour et Émilie Poisson, directrice générale d’Action Toxicomanie.

Une expertise majeure au service de 29 000 jeunes

Cette menace au financement ne touche pas que des structures administratives, elle impacte directement le tissu social régional. Ensemble, nos deux organismes accompagnent annuellement plus de 29 000 jeunes dans les écoles primaires et secondaires de la région.

Malgré cet impact massif qui déleste directement le réseau public, la viabilité de nos services ne tient qu’à un fil, puisque 75 % de nos financements actuels sont non récurrents.

« Nous sommes à un moment charnière où la préservation de notre expertise spécialisée doit devenir une priorité. Nous souhaitons démontrer que l’ensemble de l’écosystème de la prévention repose sur un équilibre fragile. Pour protéger nos jeunes, nous devons passer d’une gestion par projets temporaires à une vision d’investissement durable et structurante. Considérant ces chiffres, notre capacité d’agir est aujourd’hui sérieusement menacée par un manque de vision à long terme du gouvernement provincial. », mentionnent Annie Gauthier, directrice générale de La Relance Nicolet-Bécancour et Émilie Poisson, directrice générale d’Action Toxicomanie.

Ce constat est d’ailleurs partagé par le milieu scolaire : « Le Centre de services scolaire de la Riveraine reconnaît l’apport complémentaire de l’organisme communautaire La Relance à ses services auprès des jeunes du territoire », souligne Sylvie Sauvageau, coordonnatrice des services complémentaires des services éducatifs.

L’innovation sociale comme levier, non comme substitut

Fidèles à leurs valeurs de professionnalisme, La Relance Nicolet-Bécancour et Action Toxicomanie ne restent pas immobiles et se distinguent par un modèle hybride unique. En complément au financement public, les deux organismes ont développé une offre de services spécialisés destinée au secteur privé. Les revenus générés permettent de diversifier les sources de financement et de solidifier l’impact communautaire.

Toutefois, cette agilité ne doit pas servir d’excuse au retrait de l’État : « Nous innovons en générant des revenus autonomes, mais cet engagement ne doit pas masquer le besoin d’un soutien public adéquat. La diversification des revenus est un levier de croissance, pas un rempart au désengagement de l’État », ajoutent Mme Gauthier et Mme Poisson.

À propos de La Relance Nicolet-Bécancour

La Relance Nicolet-Bécancour est un organisme à but non lucratif qui déploie son expertise pour offrir un soutien spécialisé aux jeunes, aux familles et aux entreprises. Reconnue pour son professionnalisme et son approche humaine, elle est un pilier du mieux-être et du développement de sa communauté.

À propos d’Action Toxicomanie

Action Toxicomanie intervient directement auprès des jeunes dans les écoles de la région, afin de promouvoir la santé globale et de prévenir les problèmes de dépendance. Reconnu à l’échelle nationale, son programme de prévention des dépendances s’adresse prioritairement aux jeunes de 10 ans et 30 ans présents sur les territoires de la Mauricie et du Centre-du-Québec.  Plus concrètement, c’est plus de 42 000 jeunes, parents ou proches rejoints annuellement.